à écouter ou lire sans modération…

Deux versets résument le thème de la lettre aux Romains. Ils ont été à l’origine de plusieurs réveils, notamment la conversion de Martin Luther :

Romains 1:16-17 « 16 Car je n’ai pas honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec. 17 En effet la justice de Dieu s’y révèle par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. »

Ces quelques versets ont eu le rôle d’une forte dose de caféine dans la vie de Martin Luther, l’empêchant de trouver le sommeil pendant plusieurs jours.

Les historiens racontent que Martin Luther est devenu moine augustinien parce qu’il craignait de mourir sans être en règle avec le Dieu sévère de l’Ancien Testament. Comme il était convaincu de la vanité de la vie, il désirait gagner son salut en devenant moine.

Cet adorateur fanatique de Marie a suivi des règles ascétiques très strictes, mendiant du pain, se flagellant pour chasser le péché de sa chair, lisant fidèlement la Bible. Cependant, son âme ne connût jamais la paix ! Dans sa grâce, Dieu se révéla à Martin Luther grâce à la lettre aux Romains :

« J’aspirais ardemment à comprendre l’épître de Paul aux Romains, et rien ne m’en empêchait, à l’exception de l’expression « la justice de Dieu », que j’interprétais comme le fait que Dieu est juste et qu’il agit avec justice en châtiant l’injuste. …  Jour et nuit, j’y ai réfléchi, jusqu’à ce que je saisisse la vérité selon laquelle la justice de Dieu est cette justice qui fait que, par la grâce et par pure miséricorde, il nous justifie au moyen de la foi. Dès lors, je me suis senti renaître et franchir le seuil du paradis. Toute l’Écriture a alors revêtu un nouveau sens pour moi, et si « la justice de Dieu » m’avait auparavant rempli de haine, elle revêtait maintenant une douceur inexplicable, au goût d’un amour plus grand. Ce passage de Paul est ainsi devenu pour moi l’entrée du paradis. »

Plus tard, Martin Luther dira de l’épître aux Romains :

« Ceci est la vraie, la principale partie du Nouveau Testament, l’évangile le plus pur. Chaque chrétien devrait la connaître par cœur et devrait la considérer comme du pain quotidien pour son âme. Vous ne pouvez pas trop l’étudier. Plus vous la pratiquer, meilleur est son goût. »

Dans la même période, outre-manche, au 16ème siècle, un homme fut brûlé vif pour avoir traduit la Bible en Anglais. Il s’appelait William Tyndale. Écoutez comment il décrit l’épître aux Romains :

« … je crois que tout chrétien se doit non seulement de la connaître, par cœur, mais encore de s’exercer à l’assimiler continuellement, comme la nourriture quotidienne de son âme. Aucun homme ne saurait réellement la lire trop souvent, ni l’étudier trop en profondeur ; car plus on l’étudie, plus cela devient facile ; plus on la mastique, plus elle devient agréable ; et plus on la sonde en profondeur, plus on y trouve de choses précieuses, un si grand trésor spirituel y étant caché. »

La plupart des réformes et des grands réveils de l’histoire de l’Église sont liés à l’épître aux Romains. Les plus grands hommes de Dieu nous encouragent à l’étudier, à la mémoriser, à la sonder… Nous ne pouvons que vous encourager à le faire avec le plus grand sérieux.

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